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 L'émigration vers l'Ouest

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Tyrone
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MessageSujet: L'émigration vers l'Ouest   Lun 8 Aoû - 19:23



L'Oregon et le California trail démarrent à Indépendance au Missouri
et vont jusqu'en Orégon ou en californie.
Ils furent empruntés par les pionniers .
Les premiers emigrants qui allèrent en Oregon dans un wagon couvert furent Marcus et Narcissa Whitman,
en 1836.
Mais la grande vague de l'émigration vers l'ouest débuta en 1843.
Les 25 années qui suivirent virent passer 500 000 emigrants vers l'ouest.
Certains allaient rechercher une ferme en Oregon ,
d'autres bifurquaient vers la Californie pour y chercher de l'or.

*c'est ce type de wagon qui était surtout utilisé sur l'Orégon trail :
plus léger et plus maniable, des milliers passèrent les palines et les montagnes.
Imaginez tout emporter avec vous pour un voyage de 3200 km avec juste un boeuf pour tirer vos biens : moyenne 25 km par jour.
Il fallait compter 4 bons mois de voyage. 10% des émigrants mourraient en route

~&~

En 1889, le président Harrison ouvre aux pionniers l'Etat de l'Oklahoma,
jusqu'alors vierge de toute population.
Munis de leurs chariots, ceux-ci envahissent alors cette nouvelle terre.




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Tyrone
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MessageSujet: Re: L'émigration vers l'Ouest   Jeu 17 Nov - 18:14

Conquête de l'Ouest

La conquête de l'Ouest désigne le processus de colonisation par des populations essentiellement d’origine européenne et le gouvernement des États-Unis, au xixe siècle, de l'immense territoire qui s'étend en Amérique du Nord entre le Mississippi et l'océan Pacifique, peuplé jusqu'alors par les peuples amérindiens.
De l’achat de la Louisiane à la France en 1803 jusqu’aux derniers territoires cédés par le Mexique en 1853, les États-Unis acquièrent leurs frontières actuelles à l’Ouest (hormis l’Alaska) et s’assurent la possession d’une façade sur l’océan Pacifique. Ces nouveaux territoires sont quasiment inconnus des Européens mis à part la vallée du Missouri fréquentée par quelques aventuriers français, et une poignée d’implantations espagnoles dans le Sud-Ouest.
La première étape de la conquête est l’exploration des terres à l’ouest du Mississippi, et elle est d’abord le fait des trappeurs et autres mountain men.
En 1804, persuadé que l’expansion consoliderait la prospérité et les idéaux de la jeune démocratie américaine, le président Thomas Jefferson envoie les capitaines Lewis et Clark en reconnaissance vers l’océan Pacifique en passant par la vallée du Missouri.
Leurs découvertes sont par la suite complétées par des expéditions militaires et scientifiques, comme celle de John Charles Frémont, qui prennent contact avec différentes tribus amérindiennes.

L’idée d’une « terre promise » à l’ouest grandit parmi la population de l’Est.

Dans les années 1840, la croyance en un droit quasi divin du peuple américain de s’approprier les terres de l’Ouest, malgré les Amérindiens ou les autres nations, prend le nom de « Destinée manifeste ».
Déjà, des colons américains s'installent dans le Texas où ils proclament leur indépendance vis-à-vis du Mexique en 1835.
La guerre entre les États-Unis et le Mexique en 1847 règle définitivement le différend.
À l'issue de ce conflit, les États-Unis acquièrent entre autres la Californie, qui devient, en 1849, le théâtre d’une ruée vers l’or à l’ampleur jamais égalée jusqu’à présent, attirant des populations du monde entier.
D’autres découvertes de filons incitent plus tard l’implantation de pionniers dans plusieurs régions de l’Ouest américain.
Pour accéder aux nouveaux territoires et d’abord rejoindre la Californie et l’Oregon ou l’Utah dans le cas des Mormons, les colons empruntent des pistes traversant d’immenses étendues.
Les communications et les transports d’un bout à l’autre du pays posent d’énormes problèmes logistiques qui sont finalement surmontés par le télégraphe en 1861 et la première ligne de chemin de fer transcontinentale en 1869.
Dans les années 1850, les États-Unis se divisent sur la question de l’esclavage, et la question se pose sur sa propagation ou son interdiction dans les territoires de l’Ouest destinés à devenir des États.
Cette situation aboutit à la guerre de Sécession.

Après la guerre civile, la conquête de l’Ouest reprend de plus belle, stimulée par l’Homestead Act voté en 1862, qui facilite l’octroi de titres de propriété pour les fermiers, et par l’expansion des chemins de fer.
La colonisation gagne les Grandes Plaines jusqu’alors délaissées et les troupeaux de bisons laissent la place à l’élevage de bétail.
Les villes créées en un temps record voient prospérer le crime avant que la loi ne soit instaurée et la pression morale des communautés ne le fasse reculer.
L’autorité du gouvernement s’étend et se renforce, d’autant que le rôle de l’armée devient prépondérant face à la résistance des peuples autochtones.
L’expansion des « blancs » se poursuit en effet sans égard pour les tribus ; celles-ci n’acceptent que sous la contrainte l’installation de colons sur leurs terres ancestrales et l’exploitation sans retenue des ressources naturelles.
Les guerres indiennes s’intensifient à partir des années 1860, mais la pression militaire et colonisatrice est trop forte.

À la fin du siècle, les tribus amérindiennes rebelles ont été vaincues et reléguées dans des réserves, l’essentiel des terres a été colonisé.
Les États-Unis sont désormais une puissance industrielle et mondiale, et la conquête de l’Ouest est terminée, mais elle demeure fermement ancrée dans la culture, l’imaginaire et le folklore américains.

Terminologie

Aux États-Unis, « la Frontière » est le terme utilisé pour désigner, dès le XVIIe siècle, la zone de transition où les explorateurs et les colons arrivent, c'est-à-dire la zone situé au-delà du front pionnier.
Dans l'histoire américaine, l'expansion de la colonisation s'est réalisée de l'Est vers l'Ouest, et donc la Frontière (les confins) est toujours identifiée comme concernant l'Ouest.
L'historien Frederick Jackson Turner, théoricien de la Frontière, a fait valoir que le changement, au XIXe siècle, est que la terre à l'ouest a semblé, du point de vue des pionniers, libre, et leur a donné le sentiment de possibilités illimités.
Ce qui a eu pour conséquence l'optimisme des colons, le rejet de toute contrainte, le manque d'égard vis-à-vis des Amérindiens et finalement le gaspillage des ressources naturelles.
La Frontière américaine se déplace progressivement vers l'ouest avec l'afflux des premiers immigrants sur la côte est au xviie siècle.
Le Far West (en français : « l'Ouest lointain ») a toujours été situé au delà de cette frontière, mais les chercheurs se réfèrent parfois à la région s'étendant de l'Ohio aux vallées du Tennessee, au xviiie siècle (lorsque la frontière a été contestée par la Grande-Bretagne, la France et les colonies américaines), pour désigner l'« Ouest d'antan » (Old West).
Le plus souvent, cependant, l'« American Old West », ou le « Grand Ouest » (Great West) sont des expressions communément utilisées pour désigner la zone située à l'ouest du fleuve Mississippi au xixe siècle.
Histoire de la conquête
Explorateurs et aventuriers au-delà de la Frontière
L'acquisition de la Louisiane
Article détaillé : Vente de la Louisiane.
Au début du xixe siècle, la frontière américaine se situe approximativement le long du fleuve Mississippi qui divise la zone continentale des États-Unis en un axe qui part de l'ouest de la région des Grands Lacs et descend jusqu'au delta près de la Nouvelle-Orléans.
Le district de Saint-Louis, qui compte alors un peu plus de 2 000 habitants5, principalement des Français, des Espagnols, des Indiens et des Noirs (esclaves ou affranchis), est alors la plus grande ville sur la frontière et constitue un passage obligé pour le voyage vers l'ouest, devenant ainsi la principale plateforme commerciale, non seulement pour le trafic fluvial sur le Mississippi mais aussi pour l'ensemble du commerce intérieur.

La nouvelle nation commence pourtant à exercer une certaine influence sur la politique internationale.
Les Britanniques, chassés des Treize colonies après la Révolution américaine, sont toujours présents au Canada et menacent d'en développer son expansion territoriale vers la région du Nord-Ouest ; les Français, qui avaient quitté la vallée de l'Ohio, détiennent encore le territoire de la Louisiane de l'Ouest du Mississippi jusqu'aux montagnes Rocheuses.
Ce territoire, quasiment vierge de toute présence européenne mis à part le port stratégique de la Nouvelle-Orléans et quelques comptoirs sur le Mississippi, recouvre entièrement les actuels Arkansas, Missouri, Iowa, Oklahoma, Kansas, Nebraska, Dakota du Sud, et partiellement les actuels Louisiane, Minnesota, Dakota du Nord, Montana, Wyoming, Colorado, Texas et Nouveau-Mexique.
La domination de l'Espagne (Nouvelle-Espagne) s'étend sur la Floride et les territoires de l'actuel Texas jusqu'en Californie, le long du sud de ce que sont plus tard les États de l'Utah et du Colorado.
En 1803, d'un trait de plume, Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis élu en 1800, double la superficie des États-Unis avec l'achat de la Louisiane à la France qui l'a achetée à peine trois ans plus tôt à l'Espagne.
Depuis la révolte des esclaves en Haïti et les maladies tropicales qui avaient sapé ses expéditions caribéennes, Napoléon Bonaparte a considéré la Louisiane comme un handicap.
Robert Livingston, ambassadeur américain en France, négocie la vente avec le ministre français des Affaires étrangères, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui déclare : « Vous avez réalisé une bonne et noble affaire pour vous-même, et je suppose que vous allez tirer le meilleur parti de cela ».
L'opération coûte plus de 15 millions de dollars américains (environ 4 cents l'hectare), y compris les frais afférents au règlement de toutes les revendications des citoyens américains contre la France9. L'achat est controversé : beaucoup de membres du parti fédéraliste (qui domine en Nouvelle-Angleterre) pensent alors que le territoire est « un vaste monde désertique qui se révélera pire qu'inutile pour nous, et la propagation de la population à travers une terre ingouvernable provoquera un affaiblissement du pouvoir fédéral au détriment de la Nouvelle-Angleterre et du Nord-Est ». Mais à travers le pays, les jeffersoniens restent convaincus que ces nouvelles contrées contribueraient à promouvoir leur vision de la société républicaine idéale fondée sur le commerce agricole et gouvernée de façon libérale, laquelle favorise l'autosuffisance et la vertu.

L'expédition de Lewis et Clark et l'ouverture sur le Pacifique

Thomas Jefferson ordonne rapidement l'exploration de l'immense territoire récemment acquis.
Deux officiers, Meriwether Lewis et William Clark, sont chargés, à partir de 1804, d'explorer le Missouri, et ses principaux affluents, ainsi que toute voie de communication fluviale vers l'océan Pacifique, à des fins commerciales.
Le président charge également l'expédition d'établir des contacts diplomatiques avec les tribus amérindiennes de la région, de les étudier (y compris leurs mœurs, leurs langues et leurs cultures), ainsi que le climat, les sols, le réseau hydrographique, les échanges commerciaux, la faune et la flore.
Le principal objectif commercial est de trouver une voie de communication efficace pour établir une connexion entre les produits américains et les marchés asiatiques, et peut-être trouver un moyen de bloquer l'expansion des compagnies britanniques de traite des fourrures dans le territoire de l'Oregon.
Les commerçants asiatiques achetaient déjà des peaux de loutre de mer aux commerçants de la côte pacifique.
Avec les informations résultant de l'expédition, des entrepreneurs tels que John Jacob Astor saisissent immédiatement l'occasion et étendent leurs opérations de traite des fourrures dans le Pacifique Nord-Ouest.
Fort Astoria, créé par les employés de John Astor, à l'embouchure du fleuve Columbia en 1811, est le premier établissement européen permanent dans cette région.
Toutefois, durant la guerre de 1812, ses rivaux de la North West Company, une compagnie anglo-canadienne, achètent le camp aux agents d'Astor qui craignent que les troupes britanniques détruisent leur établissement.
Les affaires de John Astor en souffrent un certain temps, mais il rebondit dans les années 1820, reprenant les affaires de commerçants indépendants afin de créer un monopole puissant.
Devenu multi-millionnaire, il abandonne ce commerce en 1834, et réinvestit son argent dans l'immobilier à Manhattan.

La traite des fourrures

La quête de fourrures a été la première motivation commerciale de la part des Hollandais, des Français et des Britanniques pour explorer et coloniser l'Amérique du Nord.
La Compagnie de la Baie d'Hudson, du côté britannique, a souvent été en concurrence avec les commerçants français qui sont arrivés plus tôt et ont déjà commercé avec les tribus amérindiennes dans la région frontalière au nord de la colonie britannique.
Cette concurrence a été l'une des causes de la Guerre de la Conquête (ou Guerre contre les Français et les Indiens du point de vue américain) en 1763.
La victoire des Britanniques a eu comme conséquence l'expulsion des Français des colonies américaines.
Le commerce français a toutefois continué depuis Montréal. L'implantation de John Astor dans le Nord-Ouest est une tentative américaine pour rivaliser avec les commerçants français et anglais établis.
Au fur et à mesure de l'expansion vers l'ouest, les trappeurs et les chasseurs devancent les colons, cherchant de nouveaux approvisionnements en peaux de castor et d'autres animaux à destination de l'Europe.
Les chasseurs précèdent et suivent l'expédition de Lewis et Clark dans le bassin supérieur du Missouri et dans le territoire de l'Oregon.
Ils établissent les premiers contacts commerciaux avec les Amérindiens de l'Ouest, et contribuent à une connaissance du terrain approfondie dans le Nord-Ouest, y compris la South Pass, dans le Wyoming, important passage à travers les montagnes Rocheuses centrales.
Découvert vers 1812, il devient plus tard une voie de communication stratégique pour les colons se dirigeant vers l'Oregon et le Washington.

La guerre de 1812 ne contribue guère à modifier les frontières des États-Unis ou des territoires britanniques, mais la convention anglo-américaine de 1818 établit une occupation conjointe du territoire de l'Oregon, et fixe au 49e parallèle nord la frontière entre le Canada et les États-Unis, prolongée jusqu'au Pacifique à la signature du traité de 1846.
Vers 1820, en raison de la baisse du commerce des fourrures, de l'étirement des distances d'approvisionnement, et des conflits plus nombreux avec les tribus indigènes amérindiennes, le système du commerce de la fourrure est réformé par Donald Mackenzie, de la North West Company. Jusque-là, les Indiens capturent les animaux, et apportent les peaux aux comptoirs commerciaux, d'où les trappeurs envoient les marchandises vers Saint-Louis.
En échange des fourrures, les Indiens reçoivent en général des calicots, des couteaux, des haches et autres outils, des perles, des fusils, des munitions, des pièges à animaux, du rhum, du whisky, et du porc salé.
Le nouveau système suppose d'envoyer des employés de la compagnie à travers les étendues sauvages, dans de longues expéditions, en contournant de nombreuses tribus.
Il encourage également les trappeurs indépendants à explorer de nouvelles régions de leur propre initiative.
À la fin de la saison de collecte, les trappeurs vont vendre leurs peaux dans les comptoirs commerciaux où les marchandises sont expédiées par voies fluviales.
Les trappeurs, solitaires le reste de l'année se réunissent ainsi dans des rassemblements appelés rendezvous, en français dans le texte, de nombreux trappeurs étant d'origine franco-canadienne. D'autres termes français employés par les Américains prouvent l'importance des Franco-canadiens dans le commerce de la fourrure, comme coureur des bois ou voyageur, ce dernier mot désignant les hommes chargés de transporter les peaux en descendant les rivières sur des canoës.
La ville de Saint-Louis est le plus important site de rendezvous.
Les trappeurs s'affrontent dans des compétitions de lutte et de tir de précision.
Un voyageur anglais de l'époque décrit ces rassemblements comme « une scène continue d'ivrognerie, de jeux, de bagarres et de combats, aussi longtemps qu'il reste aux derniers trappeurs de l'argent et du crédit ».
Vers 1830, la mode évolue en Europe et les chapeaux de castor sont remplacés par des chapeaux de soie, réduisant fortement la demande en fourrures nord-américaines.
Ainsi s'acheve l'ère des mountain men (les hommes de la montagne), des trappeurs et éclaireurs tels que Jedediah Smith, qui a voyagé à travers plus de terres inexplorées que tout autre blanc, et a été le premier Américain à atteindre la Californie par voie terrestre.
Vers 1845, le commerce de fourrures de castor a pratiquement cessé.

La mise en route de la colonisation
En 1790, on recensait environ 100 000 Américains à l'ouest des Appalaches.
En 1840, ils sont déjà près de 7 millions.

Le gouvernement fédéral et l'Ouest

Alors que la recherche du profit motive largement l'expansion vers l'ouest, le gouvernement fédéral joue lui-aussi un rôle essentiel en pacifiant les territoires et en maintenant l'ordre public, ce qui permet le développement de la colonisation.
En dépit de l'aversion et de la méfiance des jeffersoniens envers le pouvoir fédéral, il a plus de portée dans l'Ouest que dans toute autre région des États-Unis, et a rendu possible l'accomplissement de la « Destinée manifeste ».
Étant donné que les gouvernements locaux sont souvent effacés ou impuissants, les habitants de l'Ouest, bien qu'ils s'en plaignent, dépendent du gouvernement fédéral pour la protection de leur vie et de leurs droits, et expriment peu la franche antipathie qu'affichent certains habitants de l'Est à l'égard du fédéralisme.
Le gouvernement fédéral s'implique à plusieurs niveaux dans le contrôle des terres de l'Ouest.
Il a acquis des territoires en signant des traités avec d'autres nations (Royaume Uni, Mexique), ou des tribus amérindiennes.
Ensuite, il a envoyé des explorateurs pour cartographier et étudier le pays.
En 1832, un service spécifique chargé de s'occuper des Indiens est créé, puis transféré deux ans plus tard, en prenant le nom de Bureau des affaires indiennes, au secrétariat à la Guerre.
Ce dernier a pour mission de mater la résistance des populations autochtones, y compris en les déportant.
Enfin, la bureaucratie fédérale gère les terres relevant du domaine public via le General Land Office créé en 1812.
Ce processus n'est pas régulier.
Les violences dues à la résistance des Indiens, l'agressivité de certains groupes d'intérêts, et le racisme imposent des pauses dans le déroulement de la colonisation de l'Ouest.
Néanmoins, avant la fin du XIXe siècle, en gérant la conquête de l'Ouest, le gouvernement fédéral ne cesse de grossir, en taille, en puissance et en influence dans les affaires nationales.

Les explorations scientifiques

Le gouvernement joue un rôle important en envoyant des explorateurs, des naturalistes et des artistes dans l'Ouest pour découvrir le potentiel de cette région.
Après l'expédition de Lewis et Clark, le capitaine Zebulon Pike, mène une expédition en 1805, obéissant ainsi aux ordres du général James Wilkinson, commandant de l'armée américaine de l'Ouest. Leur mission est de trouver la source du Mississippi (qui s'est avéré plus tard être le lac Itasca, et non pas, comme avait conclu Zebulon Pike à la fin de l'expédition, le lac Leech).
Dès son retour, Pike est chargé d'une seconde expédition, et voyage pendant une année de 1806 à 1807.
Il explore l'Arkansas River et la Red River, alors en territoire espagnol, et atteint finalement le Rio Grande.
Sur le chemin du retour, il aperçoit le pic qui porte désormais son nom dans le Colorado, puis il est capturé par les Espagnols et relâché après un long trajet terrestre, après que ses documents et ses notes eurent été confisqués par crainte de l'espionnage.
Les écrits qu'il rédige plus tard d'après ses souvenirs ne sont pas très précis ni très fiables.
En 1819 et 1820, le major Stephen H. Long conduit des expéditions le long de la rivière Yellowstone, de la Platte River et du cours supérieur du Missouri.
Il décrit les Grandes Plaines comme arides et sans intérêt, valant à la région la réputation de « Grand Désert américain ».
Il décourage ainsi l'implantation de colons dans cette zone pour plusieurs décennies.
En 1811, les naturalistes Thomas Nuttall et John Bradbury remontent la rivière Missouri avec une expédition financée par John Astor.
Ils compilent une importante documentation sur la vie végétale et animale, ainsi que de nombreux dessins sur le vif.
Plus tard, Thomas Nuttall explore le Territoire indien de l'Oklahoma et les régions traversées par la piste de l'Oregon.
Son ouvrage A Journal of Travels into the Arkansas Territory (Journal d'un voyage à travers le Territoire de l'Arkansas) est un important compte-rendu de la vie dans l'Ouest sauvage.
Nuttall est le naturaliste ayant le plus voyagé dans l'Ouest américain avant 1840.
À partir de 1820, Jean-Jacques Audubon, peintre et ornithologue d'origine française, parcourt le bassin du Mississipi, recueille des spécimens et exécute des croquis pour Birds of America (Les Oiseaux d'Amérique) et The Viviparous Quadrupeds of North America, deux œuvres classiques monumentales de l'art naturaliste.
Entre 1830 et 1838, le peintre George Catlin voyage plusieurs fois sur le Mississippi et sur Missouri aussi loin que dans l'actuel Dakota du Nord, réalisant des peintures détaillées rendant compte de la culture des tribus amérindiennes qu'il rencontre (Pawnees, Omahas, Hidatsas, Cheyennes, Crows, Assiniboines, Blackfeet, etc.).
Son travail est complété par celui du Suisse Karl Bodmer, auteur de portraits et de paysages très réalistes au cours de l'expédition du prince Maximilian zu Wied-Neuwied dans les Grandes Plaines lancée en 1832.
En 1840, les découvertes des explorateurs, des naturalistes et des mountain men ont permis d'élaborer des cartes montrant les grandes lignes de la géographie de l'Ouest américain jusqu'à l'océan Pacifique.
(Wikipedia)
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MessageSujet: Re: L'émigration vers l'Ouest   Jeu 17 Nov - 18:28

La souverainété mexicaine et l'indépendance du Texas

Les colons créoles et métis de la Nouvelle-Espagne ont déclaré leur indépendance en 1810, et l'obtiennent effectivement en 1821 en tirant partie de l'effondrement de l'Empire colonial espagnol. Ils forment une nouvelle nation, le Mexique, qui comprend, au nord, le territoire du Nouveau-Mexique, le Texas, et la Californie.
Comme espéré par les indépendantistes, les relations commerciales entre le Mexique et les États-Unis se sont accrues, puisqu'auparavant, l'Espagne avait appliqué des barrières douanières strictes et arrêtait les commerçants américains qui s'aventuraient sur son territoire.
Après l'indépendance du Mexique, de grands convois organisés par des Américains commencent à livrer des marchandises à Santa Fe (Nouveau-Mexique), en empruntant une piste de 1 400 km dont le point de départ est la ville de Kansas City (Westport à l'époque).
Ce voyage dure en moyenne 48 jours.
Santa Fe est également le bout de la piste du Camino Real (route principale en espagnol, à ne pas confondre avec une route du même nom en Californie), une route commerciale importante qui fait parvenir les produits manufacturés américains vers le sud, dans les régions reculées du Mexique. Dans l'autre sens circule de l'argent, des fourrures et des mules.
Un tracé alternatif suit à peu près la côte du Golfe du Mexique.
Santa Fe est également une étape incontournable avant d'atteindre la Californie via la « Vieille Piste espagnole ».
Avant même l'indépendance du Mexique, le Texas est la cible de pirates américains, les filibusters. Le gouvernement mexicain laisse pénétrer des colons américains au Texas en leur faisant miroiter des conditions foncières avantageuses pour s'assurer de leur loyauté, avec l'idée qu'ils protégeraient le territoire contre les raids des Comanches.
Stephen F. Austin, considéré aux États-Unis comme le père de l'indépendance du Texas était initialement un agent (empresario) mandaté par les autorités mexicaines pour faire venir des migrants.
De la sorte, il est également devenu le chef politique et militaire du territoire texan.
Des tensions sont apparues après une tentative avortée d'établir une république indépendante, Fredonia, en 1826.
William Travis, un leader belliciste, plaide en faveur de l'indépendance, tandis qu'un parti pacifiste, dirigé par Stephen Austin tente d'obtenir davantage d'autonomie au sein du Mexique. Lorsque le président mexicain Santa Anna change d'alliance et rejoint le parti conservateur favorable à la centralisation, il s'autoproclame dictateur et ordonne à l'armée mexicaine de mettre un terme à l'immigration et aux troubles.
Toutefois, l'immigration se poursuit et 30 000 Américains, avec 3 000 esclaves, arrivent en 1835.
Après une série de batailles, en particulier à l'Alamo, à Goliad, et à la San Jacinto River, l'indépendance de la République du Texas est proclamée en 1836.
Le Congrès des États-Unis refuse toutefois d'annexer le Texas, paralysé par des arguments contentieux sur l'esclavage et les attributions du gouvernement local.
Le Texas demeure un pays indépendant, dirigé par Sam Houston, jusqu'à ce qu'il devienne le 28e État de l'Union en 1845.
Le gouvernement du Mexique perçoit la création de l'État du Texas comme un acte hostile, ce qui précipite le déclenchement de la Guerre américano-mexicaine.

La Piste des larmes

Le développement de l'immigration dans le Sud-Est des États-Unis dans les années 1820 et 1830 oblige le gouvernement fédéral à traiter la « question indienne ».
En 1837, la politique de déplacement des Indiens est appliquée, conformément à une loi du Congrès, l'Indian Removal Act, signé par le président Andrew Jackson en 1830.
La marche forcée d'une vingtaine de tribus amérindiennes inclut les « Cinq tribus civilisées » qui avaient en grande partie adopté un mode de vie européen (Creeks, Choctaws, Cherokees, Chickasaws et Seminoles).
Elles sont repoussés au-delà de la frontière, dans le « Territoire indien » (qui devint plus tard l'Oklahoma).
Sur environ 70 000 Indiens déportés, près de 20 % d'entre eux succombent à la maladie, à la faim, au froid ou d'épuisement sur le chemin, dont 4 000 Cherokees.
Cet exode est resté célèbre sous le nom de Piste des larmes (en anglais, Trail of tears, en cherokee Tsuny nunna double, la « piste où ils crièrent »).
Les tribus déportées ont eu beaucoup de difficultés à s'adapter à leur nouvel environnement et ont parfois été en conflit avec les tribus autochtones de la région où elles ont été implantées.
Dans le même temps, l'épidémie de variole de 1837 décime les tribus du Haut-Missouri, les affaiblit, et permet aux immigrants un accès plus facile à ces terres.
Les déportations des Amérindiens ont été justifiées par deux philosophies dominantes.
La théorie de la « race supérieure » prétend que les peuples « inférieurs » disposent de la terre pour une durée limitée (trust dans le droit anglo-saxon), jusqu'à ce qu'une « race supérieure » arrive et s'en empare pour une meilleur productivité.
Les humanistes défendent une autre théorie selon laquelle le déplacement des Indiens les éloignerait des mauvaises influences et les aiderait à préserver leur culture.
Aucune de ces théories ne prend en compte le lien intime des Amérindiens avec leur terre, ni l'effet mortifère du déracinement social et physique.
Par exemple, les tribus dépendaient d'animaux et de plantes locales, pour des usages alimentaires, médicinaux et culturels, qu'elles ne retrouvent plus dans la région où elles sont déportés.
En 1827, les Cherokees, sur la base de traités antérieurs, s'étaient déclarés « nation souveraine » à l'intérieur de la Géorgie.
Le gouvernement de l'État de Géorgie a ignoré cette déclaration et annexé leurs terres, et en 1830, les Cherokees ont porté leur cause devant la Cour suprême américaine.
Celle-ci annule les lois de l'État de Géorgie sur les terres des Cherokees, les jugeant anticonstitutionnelles, mais décrète aussi que les tribus amérindiennes sont des « nations intérieures dépendantes » et ne peuvent pas signer de traités avec d'autres nations.
Le jugement de le Cour suprême suppose que le gouvernement les droits des tribus amérindiennes, de facto sous sa tutelle.
Mais le président Andrew Jackson, qui vient tout juste de signer l'Indian Removal Act, choisit d'ignorer la décision de la Cour, déléguant illégalement aux États de l'Union les décisions politiques concernant les tribus.
Jackson se justifie en affirmant que les Indiens n'ont « ni l'intelligence, ni l'industrie, ni les habitudes morales, ni le désir de progresser ».
Le seul moyen, pour un Amérindien, d'éviter la déportation, est d'accepter une offre fédérale de 640 acres (260 hectares) de terre ou plus (en fonction de la taille de la famille), à condition d'abandonner l'appartenance à sa tribu, et de devenir un citoyen des États-Unis obéissant aux lois de son État et de l'Union.
Toutefois, de nombreux Indiens qui ont accepté cette offre ont été escroqués par des spéculateurs et accapareurs, qui ont volé leurs titres de propriété et vendu leurs terres à des Blancs.
Dans l'État du Mississippi, 3,8 millions d'acres de terres, soit 15 400 km2, ont ainsi été détournées.
Certains de ceux qui ont refusé de partir ou d'accepter l'offre ont trouvé refuge pendant un certain temps dans des régions éloignées.
Pour motiver les habitants hésitant à se déplacer, le gouvernement fédéral a également promis des fusils, des couvertures, du tabac, et de l'argent.
Des « Cinq tribus civilisées », les Séminoles ont offert le plus de résistance, se cachant dans les marais de Floride et menant une guerre de 1835 à 1842, la plus coûteuse des guerres indiennes en vies humaines pour l'armée américaine (1 600 morts environ).
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MessageSujet: Re: L'émigration vers l'Ouest   Jeu 17 Nov - 18:41

L'Ouest avant la guerre civile
La politique indienne
En 1834, le gouvernement fédéral décrète que tout territoire à l'ouest du Mississippi non compris dans les États de Louisiane et du Missouri ou le Territoire de l'Arkansas, est défini comme « Pays indien » (Indian country).
À peine est-il créé que les Blancs empiètent déjà sur ses frontières.
La contrebande d'alcool et d'armes entre commerçants blancs et les Indiens enveniment les relations, et les colons empruntent des raccourcis à travers leurs terres pour se rendre en Oregon ou en Californie.
Au milieu du siècle, certaines tribus, comme les Hidatsas et les Mandans, sont quasiment éteintes à cause des épidémies de variole.
Quand les colons se déplacent à travers les Grandes Plaines, leur bétail piétine les terres indiennes et mange leurs cultures.
Certaines tribus ripostent par des raids sur le bétail et en exigeant des paiements des colons traversant leurs terres.
Le gouvernement fédéral tente de réduire les tensions et crée de nouvelles frontières avec les tribus des Grandes Plaines avec deux traités signés au début des années 1850.
Le traité de Fort Laramie établit des zones tribales pour les Sioux, les Cheyennes, les Arapahos et les Crows, qui autorisent la construction de routes et de relais de postes sur leurs territoires.
Un second traité assure un passage sécurisé tout le long de la piste de Santa Fé pour les convois. En échange, les tribus doivent recevoir, pendant dix ans, des compensations annuelles pour les dégâts causés par les immigrants.
Les territoires du Kansas et du Nebraska deviennent également des zones litigieuses, puisque le gouvernement fédéral convoite ces terres pour construire le futur chemin de fer transcontinental. Dans certaines régions de l'Ouest, en particulier en Oregon et en Californie, les colons ont commencé à occuper des terres avant que le gouvernement fédéral ait négocié avec les tribus autochtones, provoquant ainsi de considérables frictions.
Dans l'Utah, les Mormons migrent également sans obtenir le feu vert des autorités fédérales.
Durant l'hiver 1846-1847, pendant leur périple vers l'ouest, les Mormons établissent un campement baptisé Winter Quarters, dans le Nebraska, avec la permission du chef Big Elk, de la tribu Omaha. C'est un accord sans précédent, mais quand les Mormons ont épuisé les ressources en bois locales, ils sont invités à quitter cet emplacement, qu'ils abandonnent définitivement en 1848, six ans avant l'organisation du Territoire du Nebraska.
Une nouvelle politique d'établissement de réserves indiennes a été progressivement mise en forme puisque les frontières du « Pays indien » commencent à être ignoré.
En prévoyant des réserves indiennes, le Congrès et le Bureau des affaires indiennes espèrent extirper la nature tribale des Amérindiens pour les préparer à leur intégration dans le reste de la société américaine, « l'incorporation définitive dans le grand corps de la population des citoyens ».
Cette politique a poussé au développement de dizaines de villes le long de la rivière Missouri, dans le nouveau territoire du Nebraska, formé lors de la signature du Kansas-Nebraska Act en 1854 à partir des territoires acquis lors de l'achat de la Louisiane.
Dans ce cadre, des villes pionnières influentes ont prospéré, comme Omaha, Nebraska City et Saint Joseph.
L'attitude des Blancs envers les Indiens durant cette période va de la malveillance extrême
(« Le seul bon Indien que j'ai jamais vu était un Indien mort »,
réplique le général Sheridan en 1869 à un chef comanche qui lui assure être un bon Indien),
à de l'humanitarisme déplacé (les Indiens sont considérés comme « inférieurs », mais peuvent se racheter en s'intégrant à la société blanche) ou peu réaliste (les Amérindiens peuvent coexister dans des sociétés séparées mais égales, se partageant les territoire restant à l'Ouest).
Les négociations avec les tribus nomades compliquent cette stratégie de réserves indiennes et le pouvoir décentralisé des tribus rend difficile la conclusion de traités avec les Indiens des Plaines. Cette situation déclenche plusieurs guerres à partir des années 1850.

La guerre contre le Mexique
La crise avec le Mexique fermentait depuis que le Texas avait obtenu son indépendance en 1836. L'annexion du Texas par les États-Unis a porté à ébullition les sentiments nationalistes des deux côtés de la frontière.
Les deux nations contestent le tracé de la frontière.
Les États-Unis insistent sur le Rio Grande, tandis que le Mexique revendique le Rio Nueces, 240 km plus au nord.
En outre, une commission internationale décide que les colons américains doivent recevoir, pour les torts passés causés, plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts de la part du gouvernement mexicain, lequel refuse.
Le président James Polk tente d'utiliser cette dette comme une monnaie d'échange pour obtenir les territoires du Nouveau-Mexique et de Californie, tout en demandant à l'armée de procéder à des manœuvres d'intimidation le long de la frontière.
Les négociations n'aboutissent pas, et alors que Polk est sur le point de demander au Congrès de déclarer la guerre, la cavalerie mexicaine commence à attaquer les avant-postes américains.
Après la déclaration de guerre, les whigs, parti politique opposé à cette politique expansionniste, accusent le président d'impérialisme et affirment que le gouvernement a employé « un travestissement rusé de la vérité, une présentation fallacieuse des faits pour faire croire les gens à un mensonge ».
Les opposants nordistes craignent également la propagation de l'esclavage dans les nouveaux territoires (bien que la raison d'être de l'esclavage (les plantations) semble inadaptée dans les plaines poussiéreuses du sud du Texas ou les montagnes arides du Nouveau-Mexique), tandis que des hommes politiques sudistes sont également contre cette expansion territoriale, mais pour les raisons inverses.
Les troupes du général (et futur président) Zachary Taylor contraignent les Mexicains à reculer jusqu'au Rio Grande.
Puis elles pénètrent dans le Mexique où plusieurs batailles s'ensuivent.
Par ailleurs, le général Winfield Scott mène une attaque navale contre Veracruz, ses 12 000 hommes débarquent, se dirigent à marche forcée vers la capitale Mexico et remportent la bataille finale décisive à Chapultepec.
L'occupation complète du Mexique par les États-Unis est envisagée, mais les arguments pragmatiques sur le coût ainsi que la crainte raciste de l'assimilation mexicaine font rejeter cette tentative. Parmi d'autres, le journal Cincinnati Herald se fait l'avocat de ces sentiments racistes en se demandant ce que deviendraient les États-Unis faire avec des millions de Mexicains, « avec leur idolâtrie, leurs superstitions païennes, et leurs races de bâtards dégénérés ? ».
La capitulation du Mexique est effective le 17 septembre 1847.
Au traité de Guadalupe Hidalgo signé en février 1848, il cède aux États-Unis les territoires de la Californie et le Nouveau-Mexique (qui comprend les futurs États de l'Utah, de l'Arizona, du Nevada, du Nouveau-Mexique, et des parties du Colorado et du Wyoming) pour 18,5 millions de dollars (en comptant la déduction des revendications financières des colons américains du Texas contre le Mexique).
L'achat de Gadsen en 1853, au sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, repousse un peu plus la frontière vers le sud et permet d'acquérir des terres en prévision du trajet ferroviaire du futur voie ferrée transcontinentale du Sud.
Incidemment, il a eu pour conséquence l'intensification des conflits avec les Apaches du Sud habitant désormais un territoire américain.
La guerre américano-mexicaine (ou « Guerre du Mexique » du point de vue américain) a été l'une des plus petites guerre des États-Unis, mais aussi la plus meurtrière (un soldat américain sur six est mort par balle ou de maladie).
Toutefois, le butin a été considérable.
L'ensemble des territoires mexicains annexés augmente la superficie des États-Unis de près de 20 %. La gestion de ces nouveaux territoires et le problème de l'esclavage sont les prochains défis qui attendent le gouvernement.
Le Compromis de 1850 règle provisoirement la question : pour respecter l'équilibre entre les États du Nord et du Sud, les premiers s'engagent à remettre aux seconds les esclaves fugitifs réfugiés sur leur territoire, en échange la Californie intègre l'Union en tant qu'État non-esclavagiste, tandis que l'Utah et le Nouveau-Mexique sont libres de choisir leurs propres statuts concernant l'esclavage.
(Wikipedia)
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MessageSujet: Re: L'émigration vers l'Ouest   Mar 17 Avr - 16:09

Oregon Trail Part 1
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